Sa localisation


Pour vous rendre sur cette espace entre terre et mer, situé au sud de Montpellier, cliquez sur la carte de France.

 

 

Son histoire

Le Site Naturel du Méjean est protégé depuis 1985, date d’acquisition des terrains par le Conservatoire du Littoral et des Rivages Lacustres, à la demande de la commune de Lattes. Le site était menacé de disparition suite à un projet d’urbanisation.
La commune devenue alors gestionnaire fixe avec le Conservatoire du Littoral deux objectifs :

  • La protection et la gestion de l’ensemble de la zone humide,
  • La sensibilisation et l’éducation à l’environnement.

En 1993, la réhabilitation d’une ancienne bergerie a donné naissance à la Maison de la Nature, pour l’accueil et la sensibilisation du public à l’environnement.

 

 

Sa présentation

Le Site Protégé du Méjean est situé au cœur d’une région riche en espaces naturels, imbriqué dans le vaste ensemble lagunaire languedocien.
Différents milieux le constituent : lagune, marais, dont roselières, sansouires et prés salés, qui forment une mosaïque paysagère.
Tout au long des sentiers balisés vous découvrirez de nombreux oiseaux et la flore typique des zones humides littorales.

Cette biodiversité a valu au site d’être classé en :

  • ZNIEFF I et II : Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique Et Floristique,
  • ZPS : Zone de Protection Spéciale,
  • Z.I.C.O : Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux,
  • Site Natura 2000 .


 

 

Le Méjean, une lagune méditerranéenne de 469 ha

Mouette rieuseNous voici en présence d’une étendue d’eau permanente et peu profonde, d’origine marine, séparée de la mer par le lido.

Milieu dit d’eau saumâtre, la lagune est constituée d’un mélange d’eau salée provenant des graus et d’eau douce provenant du Lez, de la Lironde lors de fortes précipitations et des eaux pluviales.

Flamant roseLa faune qu’elle abrite est adaptée à la salinité et à la variation des apports d’eau suivant les saisons : coque, vers Mercierella, crabe vert, anguille, daurade, goéland leucophé, grand cormoran.

 

 

Le marais, une source de vie de 196 ha

Chevaux dans le marais

Paysage typique de la Camargue, le marais est reconnu comme un grand producteur de ressources nutritionnelles.
Il joue un rôle essentiel :

  • pour l’auto épuration des eaux : les polluants se déposent avec les sédiments et sont retenus par les plantes ;
  • pour la lutte contre les inondations : lors des crues, l’eau s’étale sur les zones humides, puis elle est stockée et restituée lentement.

Dans l’intimité de la roselière :

Héron pourpréFormation végétale dense et peu diversifiée, la roselière est dominée par le phragmite, qui préfère une eau douce et peu profonde.

Ragondin
Elle représente un refuge idéal pour différentes espèces : Bouscarle de Cetti, Rousserolle effarvatte, râle d’eau, busard des roseaux, ragondin, rainette…

Au pays du sel, la sansouire :

SalicorneSoudeTerrain où le sel est roi, la sansouire se compose d’une formation végétale basse appelée engane.
Cette végétation, composée de plantes halophiles : soudes, obione, saladelle, et halophytes : salicornes, a développé des adaptations pour résister à de fortes teneurs en sel.

Libellule

Ce milieu abrite libellule, mante religieuse, bergeronnette printanière, alouette des champs, pipit farlouse, lapin…

 

Les prés salés

Bécassine des maraisEchasses blanchesLa couverture végétale basse qui recouvre les prés salés, supporte une salinité beaucoup moins importante que les plantes de la sansouire.

On trouve ainsi : jonc, scirpe, saladelle, tamaris, au milieu desquels chevaux et taureaux pâturent une partie de l’année.

Chevaux

Les prés salés sont le refuge d’un grand nombre d’oiseaux : héron garde-bœuf, héron cendré, chevalier guignette.